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[ 19 décembre 2018 ]
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La mine d’or Orezone est venue, mardi 27 novembre 2018 à Donsin, s’inspirer de l’expérience de la Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD) sur un sujet extrêmement sensible : celui de la gestion de l’exhumation des corps, puis de leur enterrement dans un nouveau cimetière. « C’est un moment très difficile pour les familles », reconnait Lacissa Simporé, archéologue à l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou et chercheur principal de l’étude ayant abouti à l’exhumation de 46 corps dans le cadre de la construction de l’aéroport de Donsin. La délégation des personnes affectées par le projet (PAP) de la construction de la mine d’or d’Orezone était surtout préoccupée par les conditions d’exhumation des corps et les sacrifices faits avant et après. Tour à tour l’archéologue, un représentant de Burkisep (société spécialisée dans la gestion des sépultures), les responsable de la MOAD et les PAP de Donsin ont apporté des réponses aux différentes préoccupations. « J’ai accepté qu’on exhume et déplace les corps de mes deux parents. Cependant, pour mon grand-père, ne l’ayant pas connu, ni les conditions dans lesquelles il a été enterré, je n’ai donc pas voulu qu’on déplace sa tombe », relate Bernard Compaoré, PAP à Donsin. « L’exhumation des corps reste l’ultime recours. Si la tombe ne se trouve pas sur le tracé d’une infrastructure (route, bâtiments, carrières…), l’exhumation n’est pas nécessaire. C’est une activité qui demande de la patience et une pleine approbation de familles », précise l’archéologue Lacina Simporé Les PAP de la mine Orzone se sont également inquiétées d’éventuelles conséquences ( mystiques ) que ces exhumations pourraient engendrer. Les PAP de Donsin les ont vite rassurés. Bernard Tapsoba, qui a lui aussi accepté le déplacement des tombes de ses parents, dit n’avoir jamais constaté des problèmes particuliers dû au déplacement des tombes. Jean Kemtraboum tout comme plusieurs autres PAP, avoue que le processus s’est bien passé du début à la fin. . « L’exhumation des tombes et leur déplacement ont été réalisés dans de bonnes conditions. C’était en ma présence et de celle de deux autres membre de ma famille. Cela s’est passé dans la discrétion et l’intimité familiale. » La délégation d’Orezone a visité un des sept cimetières qui accueille les corps. Le responsable d’affaires communautaires d’Orezone, et le responsables socio- environnemental de la MOAD ont émis le souhait de poursuivre les échanges sur cette question à la fois émotif et affectif et qui nécessite un travail de longue haleine.

 

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